PRESSE
    DS-magazine
    n° 82, mai 2004. Article de Nathalie Cottin
      Une œuvre à livre ouvert

    " Bel œil " est un livre inclassable, frôlant la complétude artistique, où les mots sont en étroite connivence avec une recherche plastique. A découvrir les yeux grands ouverts.

    D’abord, Frédéric Clément s’est adressé aux enfants. Avec des livres d’une grande poésie. Puis, les ouvrages de Frédéric Clément ont grandi. Sans rien perdre de leur fraîcheur. Mais avec Museum, Les Belles endormies, Le Galant de Paris, les frontières de l’enfance ont été franchies. Bel œil, le dernier-né, atteste d’une volonté manifeste d’aborder le livre comme un lieu de création. Le résultat est convaincant. Car c’est bel et bien en artiste que Frédéric Clément l’a pensé et accompli. Ecrivain, il égrène les confessions d’un gardien de phare qui, en compagnie de son camélia, occupe son huis-clos en se laissant dériver dans un songe érotique et noir qu’il consigne dans un carnet de bord. Mais Frédéric Clément se fait également plasticien quand, tout au long de sa prose ou en ses abords, il aligne des photographies, des dessins qu’il a lui-même conçus, et étale tout un menu fretin conservé par son gardien : coquillages, algues, rubans, fleurs, plumes…Des matériaux essaimés comme des signes autrement lisibles. Ou rassemblés pour donner lieu à des compositions aux tonalités à la fois délicates et baroques, appréhendées tels des tableaux.
    De cette manière, Clément s’est détourné des règles imposées par l’illustration classique à la faveur d’une écriture proprement picturale qui, si elle pourrait bien exister hors de la présence des mots, a cependant été impulsée par le désir d’entrer en étroite connivence avec eux. Car il ne s’agit pas de faire cohabiter ces deux mondes d’expression, mais de les inviter à se répondre, à échanger, à s’éclairer mutuellement. Dans cette perspective, c’est Frédéric Clément encore qui prend en main le travail graphique destiné à parachever l’ouvrage. C’est lui qui, tel un artisan, intervient sur cette partition tout aussi décisive que les précédentes, orchestrant une scénographie rigoureuse autant que ludique.
    Ainsi, à travers les différentes pratiques artistiques dont il a assumé l’entière maîtrise, Frédéric Clément est parvenu à offrir à Bel œil une forme de complétude. Qui le hisse au rang de ces livres d’artiste, rares, inclassables et néanmoins accessibles en tout point. "


    Nathalie Cottin pour DS magazine, n° 82, mai 2004

    Bel œil, Confessions argentiques d’un gardien de phare, Frédéric Clément, éd. Albin Michel.

    ARMOR
    juin 2004. Bel oeil.

    Cet étrange et envoûtant roman de Frédéric Clément commence sur les Héaults de Bréhat où Jules Le Guern veille dans le huis-clos de son phare près de son camélia. Comme il se languis dans l'ennui, il invente un tas de chosess, naïves ou perverses, se donne la conversation avec une imagination débridée, peuplée de fleurs et de jeunes filles dénudées et toutes mortes. C'est un véritable puzzle dont les pièces rassemblées révèlent un secret inattendu.
    Le Progrès
    8 Octobre 2004

    Dans la solitude d'un phare, un homme s'ennuie. Un envoûtant roman-poème érotique et noir. Un livre mystérieux argumenté sur un texte noir et rouge dans un registre sombre et inhabituel. Auteur, illustrateur, graphiste, Frédéric Clément est un artiste complet et ce roman-photo est une occasion idéal de mieux le connaître.

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