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" Les Héaux de Bréhat. Calme plat. Nuit du 21 janvier 1887.
4 heures. Ennui du 21 janvier 1887. Pas de lune. Pas sommeil. Mer dencre de poulpe. Tentacules flasques autour du phare, luisantes, gluantes.
Mon camélia et moi, on vigile par la lucarne. On guette. On végète. Suis pas de quart, cest le vieil Eugène qui y est, là-haut. Echos de ses sabots dans la salle de veille. Mon camélia et moi, on attend.
Les gardiens de phare, ceux dAntifer ou des Pierres Noires, des Roches-Douvres, de La Hève, même ceux de lenfer des enfers, lAr-men, au large dOuessant, ils ont tous des compagnies, des compagnons qui bougent, qui crient, qui chantent, des serins qui serinent, des chats qui chouinent, des merles qui vous mélancoliquent des chansons de jardin à vous foutre le bourdon, des corbeaux, des grillons qui grésillent dans leur boîte dallumettes, des goélands éclopés qui grincent du bec et jettent des bordées dinjures
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